Expositions

Novembre 2019 · Maison Molière, Paris · Drouot

Felicidade

Une arme de bonheur massive ! Voilà ce qu'est l'exposition Felicidade ("bonheur" en portugais), que Lulu nous propose cette année à la Maison Molière. Un tourbillon de couleurs et de bonne humeur qui emmène les femmes de Lulu encore un peu plus loin. Comme toujours, elles sont pétillantes, énigmatiques, sérieuses, décalées, pepsy et dynamiques. Elles sont bleues, roses fluo, rayées ou à fleurs et elles viennent aujourd'hui, dans un souffle graphique, une tornade chromatique nous dire : n'oubliez pas d'être heureux !

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Avril 2020 · Ader · Drouot Digital

Introspecção

Louison vous regarde. Pourtant c’est bien vers elle et non vers vous que ses pensées se tournent. Tout comme Cassandre, dont les yeux fragiles se portent vers ce lieu intérieur que nous abritons tous. Dans cette capsule introspective Lulu nous fait découvrir tout ce qui s’oppose à notre évanescence. L’énergie n’est pas dispersée, l’espace-temps n’est pas dilué, rien ne s’efface. La force des femmes de Lulu est durable, leurs points d’appui profondément ancrés, les contours de ce qu’elles sont, clairs et lumineux. Cet espace capsulaire n’est pas aride, il concentre les forces, invite à se recentrer sur son point d’équilibre. Des uppercuts de vermillon délicatement placés dans la poussière d’un gris ardoise. Introspecção ou le repli intime qui précède le grand déploiement. Lulu fait coïncider trouble et sérénité, puissance et résilience, l’atome et le big bang. Ses femmes sont plus enracinées, plus authentiques et plus touchantes que jamais. Cassandre est rock solid. Louison vous regarde.

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Novembre 2020 · Ader · Drouot Digital

Saudade

Les lusophones le savent, saudade n’a pas d'équivalent dans notre langue. C’est un mot sans traduction. Sans correspondance. Sans. C’est peut-être ce qui le traduit le mieux, justement. La saudade, c’est “être sans”, exister avec le manque. Vivre avec l’absence. Pourtant c'est une nostalgie sans tristesse, une mélancolie sans chagrin. Parce que la saudade, c’est aussi “être avec”. Avec des souvenirs dorés, des instants bénis du passé : Hermione contemple sa vivace insouciance d’autrefois, Yzé caresse la légèreté du rose poudré de son enfance. Elles ont envie d’y retourner. Ce désir n’est pas sur la toile et pourtant on le voit. On le ressent, il est tangible. Et il est doux. Chérir l’absence, la regarder, la célébrer, la saisir malgré tout. Pas par la main mais par l’esprit. Saudade ou comment ressentir en vrai la vapeur du bonheur d’avant. Exister dans l’instant présent, dans ces moments zébrés, fleuris, étincelants qui revivent sur la toile. Lulu nous donne tout cela : la vie en creux et en pleins, des instants remplis de vie ou vivants par les souvenirs qui les habitent. Avec, comme toujours, une injonction à se concentrer sur cette essence qui fait le bonheur. Saudade. Merci Lulu.

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Novembre 2021 · Ader · Drouot Digital

Passarela

Quelque chose se prépare, il y a une promesse qui flâne. Passarela, un lien entre deux rives, une passerelle entre deux moments. Elle représente un temps en soi : celui de l’attente. Attendre, c’est frémir, espérer, caresser le désir de l’après. L’esprit balance, il va et vient, de l’inquiétude à l’excitation. Du vertige de l’inconnu à l’espoir d’un vaste espace à découvrir. Des gazouillis dans le cœur aux frissons dans la nuque. Ça oscille. Lulu observe ce yoyo et même, elle le relance. Ses femmes musardent dans cet espace intermédiaire. Elles prennent soin de cette attente. Elles s’y ressourcent. Angéliques, elles s’apprêtent à conquérir le temps d’après. Impatientes, elles sont prêtes à façonner l’espace qui s’ouvre. Ou peut-être ne le sont-elles pas mais elles s’engagent malgré tout, elles n’ont pas peur. Ensemble, elles sont armées de leur douceur. Cette douceur n’est ni floue ni fade, c’est une douceur-ardeur, l’énergie qui les porte, la force qui irrigue et fait grandir leurs rêves d'un ailleurs, d’un autre, d’un différent. Passarela, ou le chemin vers l’inédit. Il y a une terre vierge, un endroit qu’on ne connaît pas, un monde à dessiner, puissant et délicat. Lulu nous le présente. Ses femmes nous y entraînent. Nous attendons. Nous espérons. Nous tremblons. Nous sommes prêts.

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Avril 2023 · Ader · Drouot Digital

Olhadela

Fermez les yeux et regardez. Observer. Contempler. Considérer. Dévorer. Envisager. Évaluer. Scruter. Étudier. Épier. Dé-visager. Capter les contours, remarquer les incidences, lever le voile de l’inattention. Il y a tant de façons de regarder. Olhadela ou l’invitation à explorer cette galaxie de regards. Ils nous emmènent dans un monde avec des pommettes un peu violettes, des pinsons échevelés et des épaules exagérées. On se laisse percuter par le regard noir de Simone, bousculer par l’allure grave et fragile de Frida, aspiré par la grâce du dos de Jade. On s’interroge sur ce que l’on voit et plus encore sur ce que l’on ne voit pas. Une intrigue s’installe. Une envie se noue. Les regarder c’est tresser ce lien intime entre elles et nous. Et cet attachement qui se trame dans l’instant de la contemplation est infiniment élastique. On le mène avec soi. Il dure. Loin et longtemps. Bien au-delà du regard originel. C’est un fil soyeux qui se prolonge, s’étend, s’embobine et scintille. Et si c’était nous que Frida observait ? On a vraiment envie d’être Simone. C’est sûr, Jade aime la fantaisie. Fermez les yeux et regardez.

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Novembre 2023 · Ader · Drouot Digital

Encantar

Encantar, une ode à la vie et à sa magie. Un mot qui chante la féérie de l’existence. Il faut imaginer une étendue infinie qui marie sans rupture le beau, le rêve, le vivant, et le merveilleux. Enchanter quelqu’un, c’est agir sur lui au moyen d’interventions insaisissables. Lulu gomme le réel et le fusionne à l’irréel. Il y a bien un voile mais il est translucide. Le rêve et la réalité se transpercent. L’un et l’autre s’assimilent. L’enchantement naît d’une histoire de frontière qui n’existe pas. On lève le voile: un paon endormi et l'éventail de ses couleurs, un zèbre libre, fleuri, et l’infinité de ses bizarreries. On ressent l'omniprésence onirique des éléments du vivant. Un halo bienfaiteur nous caresse. On se trouve imprégnés de toute cette harmonie. Elle diffuse. Envoûtés, on se laisse aller. C'est intense et doux, flottant et puissant. La féérie nous contamine. On entre dans l’espace fantastique de lulu, enchantés.

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